OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Xavier de Ligonnès: traque sur Internet http://owni.fr/2011/05/04/xavier-de-ligonnes-traque-sur-internet/ http://owni.fr/2011/05/04/xavier-de-ligonnes-traque-sur-internet/#comments Wed, 04 May 2011 17:36:37 +0000 Loic H. Rechi http://owni.fr/?p=61097 En novembre 2008, Raphaël Meltz – rédacteur en chef du journal Le Tigre et candidat inattendu à la direction du journal Le Monde – signait un brillant papier qui allait faire le délice de bien des médias. Intitulé “Portrait Google: Marc L“, l’article en question s’évertuait à dresser un portrait assez complet d’un parfait inconnu en s’appuyant uniquement sur les traces numériques laissés par ce pauvre bougre au gré de ses connexions. Marc L. était ainsi devenu célèbre bien malgré lui. Intronisée cas d’école, sa mésaventure avait le mérite de faire comprendre aux néophytes que disséminer des données personnelles en ligne est tout sauf un acte anodin.

Deux ans et demi plus tard c’est un atroce fait divers, l’affaire Ligonnès, qui vient rappeler le portrait visionnaire de Meltz. En partant d’infimes informations numériques laissés ça et là par Agnès et Xavier Dupont de Ligonnès, des centaines d’internautes – improvisés en cyber-enquêteurs – ont pris un malin plaisir à tirer les fils, jusqu’à défaire les pelotes de deux vies numériques. En dénichant des photos inédites, en traquant des amis de la famille, et en dévoilant les questionnements sexuels de l’une sur Doctissimo et les doutes théologiques de l’autre laissés sur un forum catholique, les cyber-enquêteurs ont – souvent sans le savoir – réalisé exactement le même travail que Raphaël Meltz en son temps; à la différence près que leurs cibles étaient déjà dans l’oeil du cyclone médiatique. C’est en ce sens une grande première,  qui s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs.

Le rôle prépondérant de Facebook

Si une telle prouesse s’est révélée possible, c’est tout d’abord parce que les internautes ont disposé d’un outil qui leur a  facilité la tâche : les groupes Facebook. Rapidement lassés par le peu de place laissée aux questionnements sur les groupes d’hommage à la famille Ligonnès, un certain nombre d’entre eux ont pris les devants en en créant de nouveaux. Ils allaient devenir des petits laboratoires d’enquête où chacun pouvait y aller de sa contribution. Christophe la Vérité – un pseudo révélateur – est l’un d’entre eux. Créateur du groupe Xavier Dupont de Ligonnès: Enquête et Débat, il justifie sa démarche  en expliquant que la personnalité de l’homme le plus recherché de France l’intriguait.

“Je l’ai appelé “Enquête et Débat” car je voulais parler d’autre chose que d’hommage. Mais la création de ce groupe est un accident à la base. Au début, je cherchais des informations sur Xavier Dupont de Ligonnès. J’avais vu l’interview d’un de ses collaborateurs dans une entreprise implantée sur le web. Mais le type n’avait pas vraiment l’air d’un web-entrepreneur. J’ai donc commencé à chercher des informations sur leur affaire, notamment en allant sur des sites de web-archivage. Au début, la démarche n’était pas très sérieuse. Puis quand c’est devenu un travail collectif, on a commencé à trouver des informations inédites. Mais on m’a présenté à tort comme un hacker sur Canal Plus, alors que j’essaie simplement d’exploiter les moteurs de recherche au maximum.”


Le groupe grossit rapidement et des centaines de membres rejoignent les débats pour partager hypothèse ou délires paranos. Parfois, aussi, quelques informations inédites. Heure après heure, les existences numériques de XDDL, de sa femme et de leurs enfants sont exposées, sans filtre. Certains plus doués que d’autres, comme Thierry H., poussent même les recherches très loin, dénichant des photos de Xavier alors âgé d’une vingtaine d’années. Jusqu’à retrouver la trace de Christian L., ami et proche collaborateur du fugitif.

“Un soir, je suis tombé sur son profil Facebook et étonnamment, il était ouvert. J’ai alors commenté sur sa photo de profil ‘Où est Xav ?’. J’avais fait ça pour déconner un peu mais le mec a pas mal paniqué et m’a demandé qui j’étais. On a commencé à échanger beaucoup d’e-mails. Il a été très franc avec moi et m’a expliqué que le GIGN avait débarqué chez lui quelques jours plus tôt. On est alors rentré dans un échange où j’ai été direct avec lui. Je lui ai dit: ‘Maintenant si vous avez des infos, il faut les donner. Soyons francs pour que les choses ne se reproduisent plus !’”

Des motivations différentes

La démarche et les méthodes de Thierry peuvent paraître hardcore. Mais pour ce photographe de 28 ans, la motivation à mener l’enquête est à replacer dans un cadre où il s’agissait avant tout de jouer. Stalker invétéré au quotidien, Thierry partageait d’ailleurs son profil d’enquêteur avec plusieurs amis. Pour autant, une telle approche n’est propre à tous les participants. Pour d’autres, comme Jean Dubois – administrateur d’un autre groupe facebook “enquête et débat“,  consultable seulement après acceptation préalable – les motifs de la web-enquête trouvent aussi leur essence dans la thérapie de groupe, dans le besoin de comprendre comment une famille en apparence ordinaire peut basculer dans l’horreur.

Il y a une grosse semaine, on discutait sur des faits concrets. Là, comme on est à cours d’information, on discute beaucoup du profil psychologique de Xavier Dupont de Ligonnès. C’est un exutoire, une sorte de cellule de soutien psychologique. C’est l’incroyable banalité de cette famille qui nous choque. On a besoin d’en parler, de comprendre, même si c’est de manière maladroite. Contrairement à d’autres, on ne fait pas d’humour noir et on évite de franchir la ligne jaune.

De l’utilisation du fake

Si les motivations entre joueurs et “thérapeutes” diffèrent, il est pourtant une philosophie qui les relie: l’utilisation de faux profils [fakes, en anglais]. Prenant Facebook à son propre jeu – inutile de rappeler à quel point Mark  Zuckerberg est le chantre de la transparence identitaire sur le web – tous ceux qui ont daigné m’accorder des interviews ont concédé utiliser des fakes. Christophe la Vérité, Thierry H., Jean Dubois, Lena Nale, Columbo Grissom, Bluc DesCinq ou autant de cyber-enquêteurs qui ont fait le choix de l’anonymat.

Là encore, le raisonnement est unanime. Face à la peur d’être découvert par un membre de leur famille ou de leur entourage professionnel, ces détectives à la petite semaine ont pris le parti de se protéger tant que possible. Plus étonnant aussi, c’est la crainte d’être identifié et de provoquer le courroux d’un Xavier de Ligonnès qui motive parfois l’utilisation du fake. Jean Dubois, un jeune diplômé de 24 ans à l’accent chantant, confirme :

“C’est vrai qu’il y a un peu de peur. Si XDDL est vraiment accro à l’internet comme cela semble être le cas, on se dit qu’il ne va pas décrocher du jour au lendemain. Et dans cet esprit de psychose, on se demande alors ’si un meurtrier comme lui venait à lire des écrits attribués à notre nom, est-ce qu’il ne chercherait pas alors à nous retrouver ?’”

Quand Christophe Hondelatte s’en mêle

Depuis l’apparition des groupes d’enquête, il y a une douzaine de jours, c’est une relation cimentée d’amour/haine qui s’est établie entre les cybers-enquêteurs et les médias. Cette idylle tourmentée puise notamment de sa vigueur dans les conneries que certaines chaînes de télé ont pu raconter à propos des premiers. Christophe la Vérité a par exemple été qualifié de hacker, là où cet employé de 25 ans d’une entreprise web ne s’est que contenté d’avoir recours à quelques bases élémentaires du stalk, sport quotidien de ma génération.

Passés les premières heures propices aux découvertes, Christophe, Jean et les autres sont aujourd’hui principalement tributaires des révélations quotidiennes de la presse, qui constituent autant de nouvelles pistes à creuser. La fascination de ces internautes pour l’affaire de la tuerie de Nantes s’explique en partie par la diffusion d’une émission qui fait le bonheur de millions de téléspectateurs chaque dimanche soir : Faites entrer l’accusé. En revenant en détails chaque semaine sur une affaire sordide, France2 a probablement créé plus de vocations de détective que n’importe quel Mikael Blomkvist ou Hank Chinaski.

A tel point qu’à peu près chaque cyber-enquêteur m’a confié à un moment ou à un autre qu’il était un spectateur plus ou moins régulier de l’émission présentée par Christophe Hondelatte. Quand on demande à l’infirmier de 35 ans se cachant derrière le pseudonyme de Columbo Grissom quelles ont été ses motivations pour se lancer dans cette enquête numérique inédite et improvisée, la réponse est limpide.

“Je n’ai pas du tout la prétention de me prendre pour un quelconque enquêteur, mais il est vrai que j’ai toujours été attiré par ce genre d’affaire. Je ne loupe jamais l’émission de Christophe Hondellate: Faites entrer l’accusé.”

La culture globalisée de la chasse à l’homme numérique

La combinaison de ces différents facteurs vient de propulser la France au cœur d’une tendance sur laquelle elle demeurait à la bourre : les chasses à l’homme numérique. Tendance largement établie aux États-Unis sur 4chan ou en Chine avec les Renrou Sousuo – littéralement moteur de recherche de chair humaine, les traques numériques collectives ont parfois permis de retrouver les coupables d’actes assez crades sur des animaux par exemple. Revers de la médaille, elles ont aussi plongé de paisibles innocents et leurs familles dans des tourments bien réels, à l’instar de cette Chinoise étudiante aux États-Unis désignée comme traître à la nation pour s’être improvisée médiatrice entre pro et anti-tibétains lors d’une manifestation à l’université de Duke.

Qu’on cautionne ou non l’action des web-enquêteurs français dans le cadre de l’affaire Ligonnès, on ne peut nier le caractère populaire et transgénérationnel qu’elle revêt. Du photographe à l’infirmier, de l’entrepreneuse à l’étudiant en recherche d’emploi en passant par l’employé d’agence web ou le fonctionnaire: ce sont des hommes et des femmes aux parcours et aux professions bien différentes qui se sont retrouvés unis autour d’une même traque. Le constat est le même pour ce qui est de la différence d’âge. Jean Dubois s’est ainsi amusé à faire un petit sondage au sein de son groupe privé. Parmi les deux-cents membres, l’âge varie de 19 à 55 ans avec une moyenne tout de même assez élevée de 37 ans: il ne s’agit dont pas que de l’amour du stalk.  Bien entendu, les plus âgés d’entre eux ont été passablement surpris en découvrant que l’anonymat supposé sur le net peut rapidement s’écrouler, pour peu qu’on ait eu le malheur – ne serait-ce qu’une fois – de laisser trainer une adresse email ou de se confier un peu trop en détails.

Illusoire anonymat

Pour Thierry, bien au fait de ces questions, contribuer à l’enquête – en parallèle du jeu et de l’excitation – constituait aussi un moyen de donner une leçon aux internautes un peu à la ramasse:

Participer était aussi un moyen de faire un pied de nez à ces mecs qui font de l’internet un minitel. Ce sont les mêmes qui ont une double vie sur internet. C’était un moyen de leur dire “on vous voit, l’internet n’est pas anonyme”. [...]

Les gens notre âge, on connaît ces outils, on sait que tout est traçable et que l’anonymat sur internet est tout relatif. Cette affaire permet au final de poser une vraie question, celle de la sécurité des données sur internet. La leçon, c’est qu’il y aurait peut-être une éducation à faire à l’école et à la maison pour que les gens apprennent à faire attention à leurs données.

Le plus étonnant dans cette histoire est peut-être l’étanchéité entre les enquêtes de la police et celle des internautes. A l’exception de Thierry qui a pris la peine d’appeler le numéro vert mis en place par la police – “Plus en anonyme cette fois” – pour partager les informations glanées au cours de sa petite entreprise de stalking, aucun des autres cyber-enquêteurs contactés n’en a fait la démarche. Et à l’inverse, les forces de l’ordre ne se sont jamais adressées directement à aucun d’entre eux. Seul l’administrateur du forum catholique sur lequel Xavier Dupont de Ligonnès s’étalait largement est entré en contact avec eux. Une fois seulement après que les internautes aient découvert que XDDL avait laissé un message, plusieurs jours après la date supposée de la tuerie.

A travers l’excitation de devenir le détective d’un jour, l’amour du stalk ou la volonté de comprendre l’indicible, un pan de l’internet a dressé le profil psychologique d’un homme. Signe du succès de cette entreprise, les médias traditionnels n’ont pas manqué de reprendre les informations débusquées, leur conférant – qu’on le cautionne ou non – une légitimité indéniable dans la fenêtre médiatique toujours en cours. En contre-partie, rien ne permet de dire que le travail abattu ait pour autant aidé les vrais enquêteurs à lever le mystère sur la disparition du principal suspect dans la plus froide tuerie familiale qu’ait peut-être jamais connu ce pays.

Ce qui me fait penser qu’en définitive, le métier d’enquêteur a une chose en commun avec celui de journaliste. Rien ne vaut le terrain.

>> Photos Flickr CC BY-NC-SA  par XiXiDuCiro Boro et nhussein.

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Les parents jouent, l’enfant meurt : une nouvelle affaire de panique morale http://owni.fr/2010/03/13/les-parents-jouent-l%e2%80%99enfant-meurt-une-nouvelle-affaire-de-panique-morale/ http://owni.fr/2010/03/13/les-parents-jouent-l%e2%80%99enfant-meurt-une-nouvelle-affaire-de-panique-morale/#comments Sat, 13 Mar 2010 16:47:49 +0000 Yann Leroux http://owni.fr/?p=9954

prius-online-girl

“Un enfant meurt de malnutrition pendant que ses parents nourrissaient un bébé virtuel” Voilà le titre que que l’on a pu lire ici. Encore une histoire d’addiction aux jeux vidéo ? Un exemple du virtuel comme lieu d’évasion d’une réalité trop difficile ? Des parents indignes ? Non. Juste une histoire qui finit mal.

Le père a une quarantaine d’années. La mère est plus jeune, et elle a 25 ans. Elle fait des aller-retour entre la maison et le cyber-café pour nourrir l’enfant qui est âgé de trois mois. Le bébé est né prématuré, les parents utilisaient toute leur énergie à élever une enfant nommée Anima dans le jeu Prius. D’après la police, le couple a élevé ce bébé virtuel afin d’échapper à la réalité, ce qui à conduit à la mort du bébé réel.

La folie maternelle primaire

Mais peut-être est il possible de faire preuve d’un peu plus de psychologie que la locale locale ?

D’abord, on peut penser que les mécanismes d’attachement nécessaires au développement et à la sécurité  de l’enfant n’ont pas pu se mettre en place ou que leur efficience n’a pas été suffisante. Toutes les mères passent par un moment particulier pendant lequel leur seul intérêt est leur bébé. Elles en deviennent folles. Elles ne pensent qu’à lui, et lui attribuent des qualités merveilleuse. Winnicott avait appelé cet état la “préoccupation maternelle primaire”.

Parfois, cet état ne peut être atteint, soit parce que la mère est fragilisée, soit parce que l’état du bébé ne lui permet pas d’entrer dans les interactions nécessaires, soit parce que l’environnement autour de la mère n’est pas suffisamment sécurisé. La prématurité est un des éléments qui peuvent gêner la mise en place de cette préoccupation primaire. Devant la fragilité du nourrisson, l’angoisse du parent peut être si importante que les soins physiques et psychiques à donner au bébé deviennent impossibles. La mère peut par exemple se sentir trop blessée d’avoir donné naissance à un prématuré, c’est à dire de ne pas avoir pu le garder suffisamment. Elle peut alors se vivre comme “mauvaise” mère ayant abimé son bébé. Si elle n’est pas soutenue par un environnement qui la rassure elle pourra être incapable de rassurer et de soigner son bébé… Ou elle le soignera mal, et cette maltraitance peut entrainer la mort du bébé, comme cela a été le cas ici.

Bébé virtuel ou pas ?

Mais comment expliquer que les parents nourrissaient une enfant virtuelle ? Tout simplement par le fait qu’il n’y a pas d’enfant virtuel. Le policier qui a parlé à la presse n’était apparemment pas un gameur. En tous cas, il n’a pas pris le temps de se renseigner un peu sur cet “anima”. Dans Prius, le joueur contrôle son personnage, un colosse et est accompagné d’un PNJ nommé Anima [source : Jeux Online] La presse a insisté sur le “bébé virtuel” en mettant de côté l’immense brute qui accompagne aussi le joueur. Par ailleurs Anima n’est pas un bébé. C’est une femme qui a perdu la mémoire et qui la retrouvera grâce au joueur.Le gameplay de Prius met en scène trois personnages, et il n’est pas possible de savoir lequel des trois était l’objet des investissements préférentiels des parents : on ne sait même pas s’ils jouaient sur le même compte, ni même leur classe de personnage ! Aussi, il n’est pas du tout certain que ces parents “nourrissaient un bébé virtuel” tandis que le leur mourait de faim. Il y a dans la situation de départ : personnage joueur, grand, petit, amnésie suffisamment de choses pour susciter les investissements conscients et inconscients d’un joueur pour qu’on n’en reste pas à la situation parent-enfant et en restreignant celle-ci à la fonction nourricière.

Revoilà la panique morale

L’affaire est l’occasion de ranimer la panique morale autour des jeux vidéo. L’article du Guardian qui rapporte l’affaire rappelle qu’un jeune Coréen de 22 ans a tué sa mère après qu’elle lui a demandé avec insistance de passer moins de temps avec les jeux vidéo. Après l’avoir tué, il a tranquillement pris le chemin du cyber-café. Autre rappel : en 2005, un jeune homme meurt dans un cyber-café après une session de cinquantes heures de Starcraft. Les Coréens, nous dit-on, préparent des lois pour limiter le temps de jeu vidéo. Nous avons ainsi les trois figures de la panique moraleW : le fait divers, le battage médiatique, et la récupération politique.

Je voudrais rappeler qu’en  1933, deux jeunes bonnes ont massacré leurs maitresses après une remarque sur le linge à repasser. Genet en tiré une pièce – Les Bonnes – et l’affaire a fait l’objet de débats parmi les psychiatres. Lacan a donné un texte lumineux : Motif du crime paranoïaque. Comme pour le jeune homme coréen, rien ne laissait prévoir un tel crime. Comme pour le jeune Coréen, les sœurs Papin sont tranquillement retournées à leurs affaires une fois le crime passé. Mais à la différence du jeune Coréen, aucun psychiatre n’a eu comme idée d’incriminer le fer à repasser. Dans les deux cas, l’absence de motif rationnel indique la présence d’un trouble grave de la personnalité qui se traduit par un passage à l’acte meurtrier…

Pour prendre une affaire plus récente, lorsqu’un enfant d’un an meurt de faim parce  que la règle familiale veut que l’on dise Amen avant de manger, on ne parle pas d’addiction à la religion mais de processus sectaire.

Mais peut être qu’un jour regardera-t-on les jeux vidéo comme… des jeux ?

Vivement demain !

Billet initialement publié sur Psy et geek ;-)

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